corps telluriques⎥ rebecca brueder

Calendrier

Du 4 septembre au 23 octobre 2021

Vernissage

Vendredi 3 septembre à 18h

Port du masque obligatoire et
gel hydroalcoolique à disposition

Ce qui alimente le travail de Rebecca Brueder au quotidien, c’est l’idée de la pierre. La pierre non pas en tant que matériau, mais en tant qu’objet. L’artiste s’intéresse à ce qu’elle représente, un monde muet, une idée d’un corps qui nous subsiste, qui attend, un rapport à la mélancolie, une forme poétique reliée à l’idée de quelque chose de pérenne, d’inerte, à l’écoute.

« Du grain de sable au gravier, du caillou à la falaise, ces corps d’apparence inerte, ces résidus nous survivent comme ils résistent aux blizzards, aux crevasses, aux éboulements, aux déferlantes rudes et interminables du temps« , explique la critique d’art Elise Girardot à propos du travail de Rebecca Bueder. L’artiste fait ainsi émerger dans ses oeuvres l’idée que ce matériau inerte est animé, l’idée d’un corps tellurique doué de volonté.

Dans ses dessins à l’encre, l’artiste reprend des images médiatisées et les réinterprète, point par point, sur le papier. Des carrières de pierres aux alpinistes morts de l’Everest, de la Mer de Glace aux éruptions volcaniques, Rebecca Bruder fige un récit saisissant et poétique qui emporte le visiteur vers des ailleurs lointains, des lieux de combats entre l’homme et la roche, des lieux où s’exprime la fureur de la montagne. 

Sur les chemins du Monts Ventoux ou dans les vallées pyrénéennes, elle  ramasse les pierres brisées et les « répare » selon la technique japonaise du Kintsugi. Des ateliers industriels aux plages de la côte marseillaise, elle met en scène, dans des installations, de nouvelles roches nées de l’activité humaine, corps agglomérés de plastique, de fer, ou résidus de brique. Ces nouveaux corps telluriques reflètent l’ère d’une humanité qui imprime sa marque indélébile dans la chair de la Terre.

Pour sa première exposition personnelle en galerie, Rebecca Brueder présentera de nouvelles créations, les « impactites », sculptures de verre et de miroir qui rappellent les roches issues de la collision de météorites avec la Terre.

  • En simultané, le Centre culturel Français de Freiburg (D) consacre à Rebecca Brueder une exposition personnelle dans le cadre du Prix de la Biennale de Mulhouse 019. Elle y présentera notamment la version monumentale de l’oeuvre « En dessous de Popigaï », Popigaï étant le site d’une importante collision de météorite survenue en Russie et qui a donné lieu à un gisement de diamants.
    « I am inclined to climb », Rebecca Brueder au Centre culturel français de Freiburg (D)
    Plus d’info sur : www.ccf-fr.de

expositions terminées