Abstractions contemporaines

Gaël Darras, Ilhem Ellouze, Bastien Faudon, Aurélien Finance, Juliette Jouannais, Arthur Lambert, Isabelle Vorle

Arthur Lambert - Sans titre - tempéra et dorure sur toile 110x140cm - 2022

Calendrier

Du 19 janvier 2024 au 9 mars 2024

Pour la première exposition de l’année 2024, la Galerie Robet Dantec a réuni sept artistes autour de la question de l’abstraction. Comment, en effet, parler aujourd’hui d’art abstrait quand cette dénomination nous renvoie au XXe siècle ? L’art abstrait semble pourtant, parmi la jeune génération d’artistes, faire son grand retour, au même titre que la peinture figurative qui connaît depuis quelques années une réappropriation des codes des grands maîtres classiques. L’exposition présentée à la galerie Robet Dantec présente ainsi des travaux d’artistes, essentiellement sur papier, symptomatiques d’une volonté de se saisir de l’abstraction au XXIe siècle, en la réinventant. Certaines œuvres relèvent de l’art concret, d’autres sont foncièrement lyriques. Les couleurs, les lignes, les matières jouent les codes de l’abstraction à travers
différentes techniques : aquarelle, tempéra, acrylique, impression textile, voire volume. Parfois même apparaît une forme que l’on croit identifier, une paréidolie…

Gaël Darras
Vit et travaille à Escamps

Les murs de Babel II /N°4, Aquarelle sur papier, 83 x 48 cm, 2021

À partir du motif de la brique, unité inlassablement répétée, Gaël Darras construit à l’aquarelle des espaces architecturés au style minimaliste. Ses bâtiments, désinvestis de toute fonctionnalité, sont dénués de contextualisation spatiale et de marqueur temporel précis – ils nous portent vers une antiquité lointaine autant qu’ils évoquent nos maçonneries contemporaines. Ils flottent dans la blancheur matricielle du papier dont des pans sont laissés vierges, tels des volumes virtuels, des mirages. Ces constructions ne s’habitent pas, ne se pénètrent pas. Ils montrent autant qu’ils dissimulent, poussent le regard à chercher au-delà. Leurs frontières nous renvoient à notre intimité, tels des « temples intérieurs » dont la porte d’entrée est gardée secrète.

 

 

 

 

Ilhem Ellouze
Vit et travaille à Ronchamp

Sans titre, Fusain et acrylique sur papier, 100×70 cm, 2020

La démarche d’Ilhem Ellouze a pour point de départ les traditions artistiques de sa culture arabo-musulmane tout en intégrant l’esprit de l’art contemporain occidental. La répétition et l’accumulation de ses « modules » ne remplissent pas une fonction décorative mais recherchent l’efficacité du concept : la représentation de l’individu au sein de la foule humaine. Pictural ou sculptural, son travail se présente comme une accumulation de signes qui saturent l’espace. Les modules qui se répètent sont eux-mêmes des archétypes : ils symbolisent en la simplifiant et la schématisant la forme humaine, ils renvoient à l’Homme.

 

 

Bastien Faudon
Vit et travaille à Avignon

Borders II #8, Dessin imprimé sur textile, 45,4×64 cm, 2021

Bastien Faudon entretient avec le dessin qu’il utilise comme médium de prédilection, une relation singulière et multiple. Dessins de chercheurs
scientifiques, dessins préparatoires, cartographies destinées au voyage ou à l’exploration prennent part à des dispositifs qui questionnent la nature même des documents et le statut du dessin dans l’espace d’exposition […]. En s’inspirant de la construction des documentaires animaliers qu’il détourne, il fait coexister science et art pour questionner la relation que nous entretenons à l’environnement, passant sans cesse de l’infiniment grand à l’infiniment petit et interroge ainsi la place de l’homme et sa représentation.

 

 

Aurélien Finance
Vit et travaille à Mulhouse

Sidération, Fil de coton DMC, dimension variable, 2020

Théâtralisé, le travail d’Aurélien Finance se construit autour d’histoires absurdes inventées, inspirées du réel, des mythes ou des contes. Qu’il s’agisse de performances dans lesquelles il se met en scène, ou bien de créations aux formes colorées, ses œuvres détournent l’univers textile par la déconstruction des codes traditionnels. Il pratique des savoir-faire ancestraux pour en expérimenter les limites dans une approche ludique empreinte d’humour et de poésie. La broderie, le crochet, le tricot l’intéresse pour leur aspect performatif, répétitif et cathartique. Ces créations deviennent alors des objets transitionnels desquels naissent
des personnages imaginaires, des êtres organiques, des excroissances rescapées d’une mémoire oubliée… Sa dyslexique (désorientation de l’écriture ordonnée) s’affiche dans son travail comme un atout. Elle ouvre une pensée par l’image qui trouve son sens dans sa globalité.

 

Juliette Jouannais
Vit et travaille à Paris

Sans titre, Gouache sur papier découpé, 55 x 55 x 8 cm, 2022

Juliette Jouannais sculpte la couleur. C’est ainsi que le journaliste et critique d’art Harry Bellet titrait son article paru dans Le Monde en 2020, à l’occasion de l’exposition personnelle de l’artiste à la Fondation Fernet Branca (Saint-Louis). Et en effet, les papiers délicatement découpés en dentelle, épinglés en volutes sur le mur ou sur le fond du cadre, se font oublier au profit de la couleur qui contamine par réflexion les surfaces blanches. La mise en forme est une opération si délicate que l’artiste ne laisse personne le faire à sa place. « Allant du plan au volume, ses reliefs serpentent dans un mouvement gracile où le trait se marie à la forme et au plan pour faire surgir un ressenti du monde qui en serait l’éblouissement à la lumière de la vision. » (Philippe Cyroulnik, critique d’art).

 

Arthur Lambert
Vit et travaille à Landerneau

Sans titre, Tempéra sur toile, 170x110cm, 2023

Arthur Lambert met en lumière des états transformés de la nature et de l’être. Dans une incessante quête qui convoque tour à tour la pensée et la matière, il invite chacun à un voyage fantastique au sein de son language codé et secret. Peintre ayant collaboré avec l’artiste écossais Richard Wright (Prix Turner 2009), il reporte progressivement son attention sur l’aquarelle et sur la disparition/dissolution de la figure humaine. De la peinture, il en retient le goût pour la couleur, la vibration des lignes et des formes, faisant intervenir de plus en plus la dimension abstraite et optique de ses oeuvres. L’usage du papier lui permet d’affirmer la matérialité du dessin en permutant, de temps en temps, les différentes techniques et supports : gouache, feuille d’or, peinture sur photographie, papier japonais.

 

 

Isabelle Vorle
Vit et travaille en région parisienne

Sans titre, Aquarelle sur papier pierre, 42 x 29,5 cm, 2022

Dans ses dessins à l’aquarelle et à l’encre, Isabelle Vorle expérimente comme le ferait une chercheuse de laboratoire. Elle dispose la flaque sur le papier, ajoute ici et là la couleur, dosée au plus juste. Il lui arrive parfois de manipuler le papier, de le soulever pour donner forme au dessin liquide, dans un processus qui a plus à voir avec la recherche haptique que visuelle. Sa série des Agates a notamment été réalisée sur des feuilles de pierre, un papier sans fibre végétale, uniquement composé de poudre minérale. Extrêmement lisse, il permet au dessin à l’aquarelle de glisser et, une fois séché, évoque un voile de couleur traversé par la lumière. Isabelle Vorle réalise également des films expérimentaux. Son dernier film, « Stone Eve » (2020) a été primé dans de nombreux festivals internationaux.

expositions passées

Du 20 janvier au 28 février 2026
7 novembre -23 décembre 2025
12 septembre - 31 octobre 2025
Du 7 mars au 20 avril 2025
Du 7 mars au 20 avril 2025
du 17 janvier au 1er mars 2025
Du 25 octobre au 7 décembre 2024
Du 13 septembre au 19 octobre 2024
Du 14 juin au 27 juillet 2024
mai - juin 2024
Du 15 mars au 27 avril 2024
Du 17 novembre 2023 au 13 janvier 2024
Du 6 mai au 17 juin 2023
Du 18 mars au 29 avril 2023
Du 28 janvier au 11 mars 2023
Du 29 octobre au 17 décembre 2022
26 mars - 14 mai 2022
26 mars - 14 mai 2022
29 janvier - 19 mars 2022
30 octobre au 18 décembre 2021
4 septembre -23 octobre 2021
Gaël Darras - 29.05.21 / 17.07.21
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Bruno Gadenne, Gaël Darras, Leah Desmousseaux, Elise Grenois, Aurélien Finance, Rebecca Brueder.
Exposition du 6 juin au 18 juillet 2020
Du 7 mars au 19 avril 2020 (exposition fermée pour cause de confinement)
Du 11 janvier au 1er mars 2020
Du 23 novembre au 29 décembre 2019, vernissage le vendredi 22 novembre à 18H.
Du 12 octobre au 17 novembre 2019,  vernissage le vendredi 11 octobre à 18h00.
Du 7 septembre au 6 octobre 2019,  vernissage le vendredi 6 septembre à 18h00.

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