de bois et de papier⎥Elsa Broustet et Raphaël Galley

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de bois et de papier⎥ Elsa Broustet & Raphaël Galley

Calendrier

Du 20 mars au 24 avril 2021

Vernissage

Samedi 20 mars à partir de 10h

Fermeture à 17h30 prévue en cas
de maintien par les autorités du
couvre-feu à 18h

Port du masque obligatoire et
gel hydroalcoolique à disposition

La nouvelle exposition de la galerie Robet Dantec, « de bois et de papier », se propose d’établir un dialogue entre deux artistes dont le travail semble, au premier abord, assez éloigné. Pourtant, entre les éléments en bois de Raphaël Galley qui se déploient dans l’espace et les motifs d’Elsa Broustet qui se déplient sur le papier, naît une certaine relation. Dans cette conversation visuelle entre les dessins sur papier et ceux sur bois, les volumes agencés ou les lignes qui s’étirent sur la feuille blanche, le dedans et le dehors, les oeuvres présentées dans l’exposition déclenchent cette surprise joyeuse, voire une émotion contenue, semblable à celle ressentie lorsque l’on ouvre un cadeau.

Les objets de Raphaël Galley présentés dans l’exposition font appel à une logique de construction/fabrication, sur la base d’un vocabulaire emprunté aux jeux : une boîte, un objet, une notice, un dessin gravé sur le couvercle… L’intervention des acquéreurs est déterminante dans l’activation de l’oeuvre qui prendra alors forme comme un secret révélé. Appelée « Cairn », cette série fait appel à nos instincts premiers : empiler des pierres pour marquer un lieu, disposer des rondins de bois,  dresser des éléments pour donner vie à l’oeuvre dans un geste participatif. Jamais l’artiste n’instrumentalise le «manipulateur», mais il lui confère un statut particulier, une reconnaissance.  L’artiste suit ainsi une logique dans laquelle le pouvoir de production est rendu à l’usager puisqu’il en a la notice. Un courant de pensée issu du design, basé sur le partage des savoirs et des techniques, et qui constitue l’essence même des oeuvres de Raphaël Galley. 

Elsa Broustet est, quant à elle, une jeune artiste voyageuse, revenue en 2020 d’un périple d’un an en solitaire pendant lequel elle a parcouru l’Asie du Sud-Est. Elle en a rapporté un vocabulaire graphique et plastique avec lequel elle développe un travail délicat et précis autour de la question de la maison, de l’intimité, de l’espace familier ou domestique. Elle isole souvent un motif, une forme dessinée au feutre qui semble flotter sur le papier, pour le donner à voir et s’étonner de son élégance. Lorsqu’elle parle de son travail, elle cite volontiers Rainer Maria Rilke,  dans « Lettre à un jeune poète » (1929) :  « Si vous vous en tenez à la nature, à ce qu’elle a de simple, à ce qui est petit, que presque personne ne voit, et qui peut justement se transformer à l’improviste en quelque chose de grand, d’incommensurable ; si vous avez cet amour pour l’infime et cherchez fort, simplement, en serviteur, à gagner la confiance de ce qui paraît pauvre – alors tout deviendra pour vous plus léger, plus homogène, et, d’une certaine façon, plus propre à réconcilier non votre entendement, peut-être, qui étonné, restera en arrière, mais le plus intime de votre conscience, de votre éveil et de votre savoir. »

expositions terminées

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